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Pourquoi la transition écologique doit être juste et sociale

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Clément Fournier, Rédacteur en chef de Youmatter a publié en mai dernier un article passionnant sur la transition écologique, en partenariat avec l’ADEME (Agence de la Transition écologique).
Vous le savez désormais, Dynalec est une entreprise actrice de la transition écologique, il est donc important à nos yeux de partager les informations et articles sur ce sujet.

Le titre de cet article « Pourquoi la transition écologique doit être juste et sociale », pose bien le sujet et l’enjeu social et notamment de justice sociale qui se joue au travers de la transitionpexels anna shvets 5217883 écologique.

Comme le précise Clément Fournier dans son article :

La transition écologique, ce n’est pas seulement une question technique. C’est aussi un problème social qui implique de lutter contre les inégalités et de promouvoir plus de justice sociale. Lorsque l’on parle de transition écologique, on a souvent tendance à se focaliser sur l’aspect technique du problème. Quels véhicules peuvent remplacer la voiture thermique ? Quelles sources d’énergies sont les plus écologiques ? L’hydrogène vert est-il vraiment écologique ? L’avion peut-il être bas carbone ? Bien-sûr, ces questions sont importantes, et il faut évidemment réfléchir à des manières de réduire nos émissions en adoptant de nouvelles méthodes.
Mais la transition écologique est aussi une question sociale. En effet, pour atteindre nos objectifs environnementaux, il faut aussi engager une réflexion sur la sobriété des modes de vie, sur l’évolution des habitudes et des façons de consommer. Et derrière ces réflexions se cachent la question des inégalités, de la justice sociale, et même de la démocratie. Tentons de comprendre.
Nous vous proposons ci-dessous un petit résumé de cet article que nous vous recommandons chaleureusement et vous invitons à lire dans son intégralité et à partger ici

 

Vers un modèle de société écologique, mais aussi solidaire

Nous savons désormais que la transition écologique ne peut se faire uniquement avec plus d’énergies renouvelables, de technologies vertes et d’innovation : nous devrons transformer notre modèle économique ainsi que notre mode de vie et de consommation. Bref, la transition écologique devra passer par un nouveau modèle. C’est ce que l’on appelle la « doughnut economy » ou l’économie du donut.

Trouver ce modèle implique de faire des choix sociaux importants. Premièrement, il faut savoir déterminer quels sont les besoins primaires de chacun, et donc quelles activités sont nécessaires pour répondre à ces besoins. Comment choisir ? Par où commencer ?

La transition écologique : une question sociale ?

Ce sont là des questions de société, avec des conséquences sociales fortes. Par exemple, si l’on choisit de réduire l’usage de la voiture thermique pour limiter notre impact environnemental, ce sont potentiellement des milliers d’emplois dans l’automobile qui vont être amenés à se transformer, voire à disparaître. Il faut aussi savoir comment permettre aux citoyens de répondre à leurs besoins de mobilité sans voiture. Les mêmes questions se posent quel que soit le sujet : que l’on parle de réduire notre production de viande, de faire circuler moins d’avions, ou de tendre vers l’économie circulaire et le zéro déchet.

 

Transition écologique et acceptabilité sociale

Pour que la transition écologique aboutisse, il est donc particulièrement important de poser clairement ce débat social et politique. S’il n’est pas posé, la transition écologique risque d’échouer non pas pour des raisons techniques mais pour des raisons d’acceptabilité sociale. D’une manière générale, la transition écologique pose souvent cette question de la définition de mesures justes et in fine de l’acceptabilité sociale.

La justice sociale au cœur de la transition écologique

Dans une société inégalitaire, il est vraisemblablement plus difficile de faire accepter la transition vers des modes de vie différents, plus écologiques. Se placer dans une perspective de sobriété heureuse n’a pas le même sens lorsqu’on est riche ou lorsqu’on est pauvre. Le constat vaut aussi pour les véhicules écologiques et bien d’autres. Évidemment, consommer mieux n’est pas forcément toujours plus cher, si l’on transforme ses modes de consommation en rentrant dans une logique de sobriété. En matière alimentaire par exemple, réduire sa consommation de viande, cuisiner soi-même, choisir des produits de saison tout en se tournant vers des modes de production plus durable permet des bénéfices environnementaux autant que financiers.
Mais ce type de changements de pratiques de consommation demande du temps, des connaissances spécifiques, souvent moins accessibles aux populations défavorisées ou précaires. Et surtout, demander ce genre d’efforts à des populations moins aisées est d’autant plus difficile que dans le même temps persiste dans la société des inégalités très fortes en termes d’impact environnemental. Depuis des années, les données confirment que les populations les plus riches génèrent beaucoup plus de pollutions que les populations les plus pauvres. Les rapports d’Oxfam, du CREDOC, de l’OFCE ou de l’Observatoire du Bilan Carbone des Ménages montrent que les populations les plus aisées consomment généralement plus, prennent plus souvent l’avion et génèrent donc plus de pollutions, de gaz à effet de serre.

La transition écologique : outil de justice sociale ?

La relation entre la transition écologique et la transition sociale peut d’ailleurs jouer dans les deux sens. En effet, la transition vers des modes de production et de consommation plus écologiques comporte bien souvent des co-bénéfices sociaux et économiques. Dans tous les cas, il semble que les notions de transition écologique et de sobriété sont intimement liées à celles de justice sociale et de lutte contre les inégalités. Garantir le caractère juste et équitable de la transition écologique semble indispensable pour permettre son infusion et sa diffusion dans la société.
Il faut donc voir la transition écologique comme un enjeu éminemment social et politique, notamment lorsque l’on parle de sobriété.

 

L’écologie face à la société de consommation

Au-delà, ce sont même les codes profonds de la société de consommation qui sont en jeu. Il s’agit autant de faire naître dans la société d’autres aspirations que celles liées à la surconsommation, de mieux valoriser d’autres formes de richesses que la richesse matérielle que de mettre en avant d’autres aspects du bien vivre que ceux liés à la possession.
Source : https://youmatter.world/fr/,

Crédit photo : Photo de Anna Shvets provenant de Pexels

et de Markus Spiske provenant de Pexels